Articles sur le sourcing en Chine

Comment faire une demande de cotation pour importer de Chine ?

Pour de nombreuses entreprises les informations à fournir pour faire une demande de cotation restent floues. Il faut ainsi fournir plusieurs renseignements à la société à laquelle vous vous adressez :
– Le cahier des charges produit
– La quantité et le budget
– Les délais
– D’autres précisions telles que : votre cible et le moyen par lequel vous allez vendre votre marchandise, votre volonté ou non de prendre en charge une partie du transport, le lieu de livraison, …

Le produit.

Le cahier des charges doit contenir une description précise des éléments liés au produit, c’est-à-dire les informations dont l’agent de sourcing a besoin pour accéder à votre demande. Il est sûr qu’une requête telle que « je recherche des produits à bons prix en Chine » ne peut être traitée de manière convenable ! En effet la société de sourcing peut trouver quasiment tout ce que vous lui demandez mais elle n’est pas là pour créer votre business.

Il est nécessaire de lui envoyer des informations précises sur le ou les éléments que vous souhaitez importer. Il ne suffit donc pas de simplement préciser l’objet que l’on désire.

Ainsi « Je désire importer des clés USB de Chine » n’est pas suffisant non plus, il faut préciser entre autres la capacité des clés, leur couleur, leur forme, leur qualité. Plus la description sera complète et technique et plus vous aurez de chances que la société basée en Chine trouve exactement le produit que vous désirez. Voici une liste succincte des éléments à fournir :
– Matière
– Couleur
– Normes en vigueur
– Capacité
– Taille et poids
– L’emballage, surtout s’il est spécifique. Exemple d’emballage à mentionner : vous faites fabriquer des maillots de bain hommes et femmes et désirez qu’ils soient chacun empaqueté dans des pochettes individuelles aux couleurs de votre marque et réutilisables.
– Photos : lorsque vous en avez, cela facilite le travail de recherche de fournisseur de la société de sourcing

La quantité et le budget.

Il faut premièrement prendre en compte les MOQ : minimum order quantity (quantités minimales de commande). Souvent les fournisseurs refusent de signer un contrat d’une valeur inférieure à 3000USD.

De plus il existe des frais incompressibles tels que les frais de transport : le volume minimum est de 2m3 en maritime, les papiers de douane et les frais de moule. Les frais de moule sont très élevés et correspondent à la fabrication d’un nouveau moule pour usiner une série.

La quantité et le budget sont d’autre part très liés et il y a plusieurs solutions en ce qui les concerne, dont :
– Vous connaissez les prix du marché (des concurrents), la marge que vous voulez instaurer, les coûts de transport, de maintenance, etc. Vous pouvez alors demander un nombre x de pièces pour un prix y.
– Vous avez un budget alloué et avez une idée précise de la qualité de vos produits. La société de sourcing va alors négocier avec le fournisseur afin d’avoir un maximum de pièces.
– Vous désirez un certain nombre de produits, disposez d’une certaine fourchette de budget et avez une idée de la qualité nécessaire. La société de sourcing va négocier le prix avec son fournisseur afin que le rapport qualité prix soit le meilleur.

Il faut noter que lorsqu’une société de sourcing envoi un devis, les coûts de transport et de maintenance – fonction de l’Incoterm – y sont inclus.

Les délais de livraison.

Pour importer des produits de Chine le délai minimum réalisable est de trois mois. Ainsi si votre demande est urgente et à moins d’avoir les moyens de payer un fret aérien, il est in-envisageable de se fournir dans ce pays.

Ce délai se compose en général de trois parties relativement égales :
– Environ un mois pour la mise en place du projet que l’on peut diviser en quatre points principaux. Tout d’abord la société de sourcing et la compagnie française – ou étrangère – doivent s’accorder sur le(s) produit(s). Ensuite, la société de sourcing négocie avec son fournisseur. Puis elle envoie des photos du (des) produit(s) et  des échantillons afin que le commanditaire puisse juger si c’est vraiment ce qu’il recherche. Enfin, après l’accord du client la production est lancée
– Entre 20 et 30 jours de production
– Environ 5 semaines de transport en bateau depuis la Chine vers l’Europe. Ces cinq semaines d’acheminement comprennent :
• 4 semaines de fret maritime
• 1 semaine durant laquelle les formalités de dédouanement, le déchargement du bateau et le post acheminement sont réalisés.

Autres précisions.

Dans le cas où vous avez une idée précise de votre cible, il peut être utile de la mentionner à la société de sourcing qui pourra alors davantage se faire une idée de ce que vous recherchez. Il peut également être profitable de préciser la manière dont vous allez distribuer votre marchandise.

Mentionner le lieu de livraison est indispensable pour le calcul du transport. Si vous souhaitez prendre en charge une partie du transport, prévenez votre agent de sourcing afin qu’il puisse choisir le bon Incoterm.

A retenir :

Les trois premiers points cités ci-dessus sont indispensables à la société de sourcing pour commencer la recherche de fournisseur et ainsi lancer concrètement votre projet.

Comme tout premier contact commercial, celui avec l’agent de sourcing est très important. Plus votre premier e-mail sera précis et plus il pourra traiter rapidement votre demande, vous faisant par conséquent gagner un temps précieux.

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Importer de Chine : comment acheter en gros des produits de Chine ?

Acheter en gros et à moindres coûts est le but de chaque société, particulièrement dans l’environnement mondialisé actuel. Cela est d’autant plus vrai pour les petites et moyennes entreprises qui ont beaucoup moins le droit à l’erreur que les firmes multinationales.
On pense alors tout de suite à des pays low cost comme la Chine. La question qui se pose est comment faire ?

Trois solutions sont envisageables pour acheter chez un fournisseur chinois :

Faire appel à  une société de sourcing.

Avantages : elle est basée en Chine et maîtrise son marché et sa culture, très spécifiques. Un de ses points forts est de disposer d’employés chinois, formés « à l’européenne », ce qui lui permet de communiquer avec toutes les entreprises sans quiproquo. Ce melting-pot – culture occidentale et sinophone – permet une compréhension totale et une adaptation à tous les marchés : importateurs et exportateurs.

Les sociétés de sourcing, de par leur expérience, ont acquis certaines facultés très utiles à la recherche de produits de gros :
–  Elles sont installées en Chine et ont assimilé toutes les cultures ce qui leur permet d’obtenir de meilleurs prix que quiconque.
–  Elles peuvent proposer des facilités de paiement : toute entreprise passant directement par un fournisseur chinois doit payer le montant total de la marchandise avant son départ. La société de sourcing joue sur ses liquidités afin de rendre le paiement plus aisé.
–  Fortes de leur expérience tant avec les entreprises européennes que chinoises, elles peuvent suggérer des améliorations de produits (changer de matériau pour le rendre plus léger, modifier la peinture initiale pour une autre plus résistante, etc.) en vue de satisfaire davantage leur client.
–  Enfin la logistique n’a plus de secret pour ces entreprises et elles ont totalement intégré les Incoterms, éléments complexes du transport. De plus si elles ont une filiale en France, elles peuvent proposer un DDP et gérer le post-acheminement. Ceci signifie que la marchandise arrive directement du fournisseur chinois à l’entrepôt de l’importateur, sans qu’il ait à s’occuper de quoi que ce soit du transport et des formalités douanières.

Ces entreprises font les contrôles qualité elles-mêmes, mais surtout elles font des audits de tests qualité, réalisés par des sociétés indépendantes basées à l’international. Il est donc sûr que le produit correspondra exactement aux exigences du client, à l’échantillon préalablement envoyé et surtout aux normes en vigueur dans le pays concerné.

Inconvénients : la sécurité et les avantages procurés ont cependant un coût : la commission prise par la société de sourcing qui varie de 7 à 30% en fonction des produits et des sociétés.

De plus une telle entreprise travaille sur de multiples projets simultanément. Ainsi cela lui prendra du temps pour assimiler les connaissances nécessaires à des produits nouveaux. Elles ne peuvent en effet pas être spécialistes dans tous les domaines ! L’entreprise cliente devra dans certains cas apporter une sorte de formation à cet intermédiaire afin de recevoir des produits de la qualité désirée.

Envoyer un représentant en Chine.

Avantages : détacher un de ses employés chez le grossiste chinois a le privilège qu’il sait tout de son entreprise : critères de sélection en termes de matériaux, de qualité, de prix de vente, de délais,…
Le salarié est imprégné de la culture de sa compagnie et connaît son positionnement. De plus il détient le savoir-faire nécessaire à la reconnaissance d’un produit bien manufacturé. Etant donné sa présence pendant la production, il pourra vérifier son bon déroulement.
Le produit sera alors parfaitement adapté à la demande de l’importateur.

Le représentant pourra également réagir en cas d’urgence ou de changement imprévu à imputer au produit.

Inconvénients : Le salarié ne connaît pas la culture chinoise. Or celle-ci est si particulière que sa maîtrise est indispensable à la négociation.
Exemple : la communauté chinoise prête en général plus attention à l’utilité d’un produit qu’à son esthétisme.
L’entreprise X a envoyé son employé, Mr. Dupont, en Chine pour faire confectionner 2,000 t-shirts bleus avec un logo sur le cœur. Une fois la production lancée, après vérification des échantillons, Mr. Dupont rentre en France. Quelle surprise 5 semaines plus tard lorsque 2,000 t-shirts bleus avec un logo sur la poitrine droite furent livrés ! Mr. Dupont a voulu renvoyer toute la marchandise au fournisseur chinois qui a refusé, rétorquant « La place du logo ne change rien, on peut tout de même mettre le t-shirt ».
Cet exemple paraît très drôle sauf pour ceux qui l’on expérimenté !

Envoyer un employé en Chine coûte très cher : il faut lui payer le voyage, l’hébergement, les repas, les déplacements sur place,… C’est d’autant plus onéreux qu’il doit y rester un mois minimum, en fonction des délais de production et du temps mis pour trouver le fabricant.

Trouver un fabricant chinois via internet.

Avantages : grâce au développement exponentiel d’internet, il est aujourd’hui possible d’y trouver aisément un fournisseur chinois. Etant donné que chacun est spécialiste dans son domaine, on peut facilement trouver un produit qui corresponde parfaitement à nos attentes.

Cette démarche sans intermédiaire est la moins coûteuse des trois. Elle permet d’obtenir des prix défiant toute concurrence.

Inconvénients : obtenir des prix aussi bas n’est pas sans risque. A l’autre bout du monde, les pièges sont si éloignés qu’ils sont très difficiles à percevoir.
La probabilité de ne pas recevoir le produit escompté reste élevée, non seulement sous prétexte d’un fabricant malhonnête mais également, et c’est souvent le cas, à cause d’une incompréhension entre les deux parties.
Exemple : les industriels chinois n’ont pas pour habitude de réviser leurs marges. Nous (gcb sourcing) voulions imprimer des affiches auprès d’une entreprise que nous connaissons. Lorsque la représentante est venue, nous lui avons demandé si elle pouvait baisser son prix. Comme tous ses confrères chinois l’auraient fait, elle nous a répondu positivement. La seule condition était que l’affiche ne pèserait plus que 200g au lieu de 350g l’unité, impliquant une baisse de sa qualité, ce qui n’était pas le but de la négociation.

 

Il est vrai que de très nombreuses entreprises sinophones ont leur site internet. Unique hic, les sites en anglais sont ceux des gros producteurs, comme ceux présent sur le site d’alibaba. Ils ne sont pas adaptés aux petites et moyennes entreprises car les commandes minimum concernent de trop grosses quantités de produits. Il est en effet rare qu’une petite société chinoise puisse se permettre d’avoir un département marketing en Anglais.

Enfin, au moins 80% des sociétés chinoises sont présentes sur le web oui, mais leurs pages ne sont rédigées qu’en chinois, donc indéchiffrables pour les PME occidentales. On risque alors de passer à côté d’excellents fournisseurs chinois juste parce qu’ils ne parlent pas Anglais. Autrement dit, en recherchant un fournisseur via le net, on passe à côté des sociétés parlant exclusivement Chinois et de celles ne possédant pas de site internet (on trouve ces dernières en participant à des foires en Chine).

Notre opinion :

Finalement la solution la plus adaptée semble être de faire appel à une société de sourcing.
La culture chinoise est la clé de voûte pour faire du business dans ce pays et c’est la seule qui, grâce à sa force de travail sino-occidentale, peut aussi bien comprendre les volontés d’un importateur européen que les termes de négociation d’un exportateur chinois.
La recherche de fournisseur via internet et l’envoi d’un salarié imposent beaucoup trop de limites et de difficultés. La société de sourcing, elle, possède un réseau de très bons fournisseurs auxquels elle a accès grâce à son expérience locale.
Le contrôle et l’expérience qu’elles apportent est le meilleur rapport qualité/prix/sécurité, surtout pour les PME débutant dans le domaine de l’importation.

Ecrit par Sophie Champetier de Ribes.

Sources :
http://www.buychinadirect.info/french/

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Le bio en Chine et les pays émergents: mise à mal de certaines idées reçues !

A partir de certaines idées reçues, concernant le respect de notre environnement et les pays émergents comme la Chine, nous avons mené notre enquête pour savoir si chacune d’entre elles s’avère vraie ou fausse :

– « les pays émergents sont les pays les plus pollueurs » : info ou intox ?

Info : Nous avons beaucoup entendu parlé cette année de deux pays émergents : la Chine et l’Inde. Et pour cause, ces deux pays représentent respectivement les 1er et 3ème pollueurs mondiaux (les Etats-Unis étant le 2ème). Effectivement, d’un point de vue émission globale de CO2, ces deux pays polluent énormément !

Intox : Cependant, n’oublions pas que si ces deux pays low-cost doivent aujourd’hui faire face à un tel problème, c’est en parti à cause de nous, pays développés et très développés tel que la France, qui y avons délocalisé nos industries et par la même notre pollution. Autrement dit, les pays low-cost sont devenus les « poubelles » industrielles des pays développés. D’autre part, délocalisation sous-entend importations : en 2009, la part des importations mondiales depuis la Chine représenterait environ 9%, faisant de ce pays le nouveau numéro un mondial des importations (prenant alors la place de l’Allemagne). Nos besoins actuels et annuels augmentent le poids de la pollution en Chine. Bien que ce soit aux autorités chinoises de faire en sorte que les lois mises en place pour protéger l’environnement y soient respectées, c’est surtout aux responsables de sociétés étrangères basées en Chine de chercher à importer de la manière la plus écologique possible.

Enfin, les émissions en CO2 d’un pays dépendent aussi de sa démographie : un pays surpeuplé émet évidemment plus de CO2 qu’un pays sous-peuplé. Il faut donc prendre en considération les émissions en tonnes de CO2 par habitant : en 2007 elle ont été de 4.57 pour la Chine et 1.18 pour l’Inde, tandis que l’on compte 21.30 pour le Canada, 20.40 pour les Etats-Unis, 10.20 pour l’Allemagne et 6.20 pour la France.

– Les pays émergents sont « difficiles à convaincre qu’il faut changer », vraiment ?

Intox : Le problème ne repose pas sur la difficulté de convaincre les pays émergents, puisque ces deniers sont bien au courant de la situation actuelle, souvent les premières victimes et tout autant, voire plus, motivés que nous à faire changer les choses. Là où le vrai problème réside pour ces pays, reste le manque de moyens. S’ils sont ainsi qualifiés, pays émergents, c’est tout simplement car ces pays sont moins développés que les autres. Il n’est donc pas possible pour eux de mettre en place les mêmes réformes restrictives (de CO2 par exemple) qu’au sein des pays développés, car ils n’ont pas les moyens de s’offrir des services alternatifs comme les centrales éoliennes, hydroélectriques ou solaires.
Cependant, ces pays émergents ne sont pas moins actifs que nos pays développés. A leur échelle et en fonction de leurs moyens, ces derniers cherchent à participer à la préservation de notre planète. Nous pouvons par exemple nous intéressé à la culture du coton. Rappelons-le, la culture du coton non biologique c’est : l’utilisation de 11% des insecticides et 25% des pesticides mondiaux, une consommation comprise entre 7000 et 29 000 litres d’eau pour la production d’1 kg de coton ; en bref, c’est anti-écologique !
Etonnant, les 10 premiers pays cultivateurs de coton biologique (soit par culture saine pour l’environnement), en 2007-2008, sont 9 sur 10 des pays émergents : arrive en tête l’Inde, suivit de la Syrie, Turquie, Chine, Tanzanie, Ouganda, Pérou, Egypte et pour finir le Burkina Faso. Finalement, ces pays émergents ne sont pas si réticents aux changements ! De plus, la Chine, pays émergent, est aujourd’hui et de loin devant certains pays développés, le premier pays cultivateur de produits biologiques (fruits, légumes, coton, etc.). Il est aussi le premier producteur mondial d’éoliennes et d’ampoules basses consommation. D’autre part, ce pays a accepté, en décembre dernier à Copenhague, de réduire de 40 à 45% ses émissions de gaz à effet de serre par unité de PIB, d’ici 2020.

NB : Il semble bon aussi de rappeler qu’il y a quelques décennies, nous, pays aujourd’hui développés, sous prétexte d’être les leaders mondiaux, avons laissé le monde dépérir jusqu’à atteindre les limites que nous connaissons actuellement. Sous prétexte de toujours rester dans la compétition économique mondiale, nous ne nous sommes pas vraiment préoccupés de savoir si nous produisions sain. Il semble donc logique qu’aujourd’hui nous profitions de notre place de pays développé sans oublier comment cela nous a été permis, en assumant entièrement notre responsabilité et en venant en aide aux pays qui souhaitent aujourd’hui rejoindre la compétition mondiale, en leur évitant de répéter nos erreurs mais sans pour autant les mettre plus en difficulté qu’ils ne le sont déjà.

– Les importations sont-elles un danger pour le « monde bio » ?

Info : Effectivement, concernant les domaines de productions biologiques que la France maîtrise et peut distribuer à prix abordables, les importations s’avèrent être un danger pour l’environnement, puisque cela reviendrait à polluer plus alors que l’on peut le faire à proximité, de manière saine pour l’environnement, sans trop user des transports et donc sans trop d’émissions de C02.

Intox : Cependant, de par la mondialisation, nous ne pouvons aujourd’hui nous priver de produits naturellement cultivés hors de France. Pour exemple, il est naturel de produire en Chine certaines céréales, du coton, du café, etc., des produits qui nous sont quotidiennement indispensables. Quand en Chine cultiver ces produits se fait de manière biologique et peu coûteuse, en France cela relève de techniques particulières, anti-écologiques, et très onéreuses.
Maintenant que nous savons certaines importations indispensables, il semble important de se soucier de leur poids financier, de leur éthique et de leur valeur écologique. En effet, concernant le textile et plus précisément le coton, la France a tout intérêt à se tourner vers des pays capables de lui offrir des produits biologiques à coût bas, afin de respecter au mieux notre planète, répondre aux demandes de sa population, tout en prenant en compte le porte-monnaie des français.
Dans un monde de course constante aux profits (fournisseurs, distributeurs ET consommateurs), il faut être objectif et comprendre que les importations ne disparaîtront pas. Il est donc certainement plus réaliste d’espérer voir ces échanges commerciaux devenir des importations de produits bios.

– Pas convaincu que le « discount bio » soit une avancée ?

Nous savons à présent, que faire produire à l’étranger certains produits s’avère plus écologique et moins onéreux. Pourquoi nous en priverions nous alors ? Cela ne rejoint-il pas l’idéal même que nous souhaitons atteindre pour protéger notre planète, sans pour autant faire de notre quotidien un enfer (financier notamment) ? Démocratiser les produits biologiques semble être l’étape suivante dans le processus de protection de notre environnement. Faire donc cultiver ou produire au sein de pays low-cost, tel que la Chine, certaines matières premières ou certains produits n’est donc pas à négliger. Il est important de passer outre les préjugés du low-cost « jetable », ne produisant que de la qualité basse. En effet, la plupart des objets de qualité vous entourant sont très certainement « made in China », mais « assemblés en Europe », « dessinés en France » (ce qui leur permet de ne pas afficher le « made in China »). Les produits chinois de pacotilles dépendent donc de la mentalité des importateurs et non uniquement du pays de production. Il existe sur place, des audits internationaux, des sociétés de sourcing ou des agents indépendants capables de vous assurer un produit de qualité, réalisé en Chine (certificats internationaux valides à l’appuie), comme ont pu le prouver certaines grandes filiales américaines ou européennes.

Ecrit par Elodie Sellier

sources :
www.statistiques-mondiales.com
www.ipsnouvelles.be

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Nos Astuces pour éviter la Contrefaçon Chinoise et les Arnaques sur internet!

Sur la toile du net, difficilement contrôlable, on ne cesse de voir les arnaques se multiplier et se perfectionner. Que ce soit la vente de contrefaçons venant de Chine ou autres fraudes, cela représente un notable manque à gagner pour les sociétés et pour les consommateurs, mais aussi une plus grande difficulté à discerner « le vrai du faux ». Il existe pourtant des astuces ou services pour diminuer ces risques, que nous allons à présent vous dévoiler.

1- Les fraudes les plus courantes sur le net et en Chine :

Western Union :
Lorsque vous êtes intéressé par l’achat d’un produit sur internet, notamment sur Alibaba, méfiez-vous du moyen de paiement et surtout du système « Western Union ». Ce fonctionnement permet au vendeur de profiter de votre argent sans aucune garantie de votre côté. En effet, une fois le transfert mis en route il ne vous est plus possible de faire opposition en cas d’arnaque (contrefaçons ou colis non envoyé), ni de vous retourner judiciairement contre une personne ou société, puisque vous ne possédez aucune coordonnée.

Contrefaçons :
Bien que l’on trouve en France des ventes directes de fins de série de marques depuis certaines usines (ex : à Troyes), cela ne s’est jamais vu en Chine. En effet, les sociétés en cause ne l’autorisent pas, tout simplement car les prix étant bien trop compétitifs auprès des usines chinoises cela représente donc un manque à gagner certain. Ainsi, il faut vous méfier des sites miroirs (copies de sites de marques, telles que Nike, Adidas, Diesel, etc.) et des sites où l’on vous propose des articles de marques à très bas prix (dont les sites d’enchères en ligne), même si l’on vous promet un « certificat d’authenticité ».

Par ailleurs, sachez que si vous achetez des contrefaçons par internet, vous risquez de ne jamais les recevoir, voire devoir payer une amende, si le colis est intercepté par la douane. A ceux qui souhaitent acheter des marques à bas prix et de manière légale, saquez qu’il existe des sites de déstockages, vendant des produits de marques de FIN DE SERIES (ex : ventes privées.com).

2- Nos 5 astuces pour éviter les arnaques :

– Les avis de clients :
Il vous est possible de retrouver sur le net les avis de clients (généralement mécontents) laissés sur des forums ou sur des sites spécialisés dans les « forums conso », comme leguide.com, laissant la parole aux e-vendeurs et e-clients.

– Avoir accès à des coordonnées :
Méfiez-vous des sites où vous ne pouvez pas contacter le vendeur. En effet, si vous pouvez trouver des coordonnées (adresse, numéro de téléphone et surtout un nom) sur un site internet cela est bon signe. Cette forme de transparence de la part de l’entreprise est une marque de confiance ; d’autre part, cela vous permet de vérifier la véracité de ces informations, ainsi que l’existence de l’entreprise, grâce à des sites tel que les pagesjaunes.fr.

– Vérifier que l’entreprise soit sur les registres du commerce :
Il arrive qu’une entreprise française* laisse apparaître sur son site ses numéros SIREN (numéro composé de 9 chiffres, délivré par l’INSEE à la création d’une société) ou SIRET (numéro composé de 14 chiffres, qui sert à localisé géographiquement l’entreprise), ou l’extrait K ou Kbis (immatriculation au registre du commerce et des sociétés). Attention, ces numéros peuvent être falsifiés, pour vous assurer de leur authenticité, des services comme 3617Euridile existent.

Cependant, il n’est pas obligatoire d’afficher ces numéros sur un site internet et il arrive fréquemment qu’ils n’y apparaissent pas, dans ce cas il existe des services, tel que 3617Vérif, vous permettant de rechercher l’appartenance ou non de l’entreprise détenant le site au registre du commerce français.

– Favoriser les adresses en « .fr » :
Les adresses internet se terminant par « .fr »* sont à favoriser car pour prétendre à l’obtention d’un lien comme celui-ci, il faut répondre à certaines exigences particulières, dont l’acquisition d’un extrait K ou Kbis (une immatriculation au registre du commerce et des sociétés). Ce qui assure de ne pas avoir à faire à une « entreprise fantôme » (attention, il semblerait qu’il y ait des moyens de contourner la loi, comme expliqué dans les commentaires ci-dessous).

– Se méfier de certaines adresses internet :
Contrairement aux adresses en « .fr », les liens en « .org », « .com » et « .net » ne répondent pas aux mêmes exigences. Ces adresses peuvent être utilisées par des entreprises fantômes ou pour des sites miroirs (des copies de sites), ex : www.pagesjaunes.fr correspond à la vraie adresse du site officiel, si un fraudeur souhaite copier ce site il créera alors une adresse du type : www.pagesjaunes.com ou www.pagesjaunes.org ou encore www.pagesjaunes.net.

*NB : ATTENTION, les entreprises (même françaises) directement implantées à l’étranger ne peuvent pas bénéficier d’une adresse en « .fr » ou de numéros « SIRET », « SIREN » ou d’extrait K. Cependant leur bonne foi n’est pas pour autant à remettre en doute. Dans ces cas là, il vous est conseillé d’entrer en contact par e-mails avec les gérants de ce site afin d’obtenir des noms, coordonnées et scans de l’enregistrement auprès de la chambre du commerce. Une entreprise capable de vous informer sur ces points est une société qui fait preuve de transparence et qui n’a donc rien à vous cacher.

– Quelques éléments complémentaires pour reconnaître les sites vendant de la contrefaçon :
> Il s’agit bien souvent de sites vendant des articles de mode ou des cosmétiques
> Les prix sont très inférieurs au prix du commerce.

Vous pourrez trouver à cette adresse quelques noms de sites vendant de la contrefaçon : CaCaweb.com

3- Que faire en cas d’arnaque :

Il vous est conseillé de porter plainte auprès d’un commissariat. En effet, cela vous permet ensuite de faire opposition au paiement (si vous l’avez effectué par carte ou par chèque). En médiatisant les nouvelles arnaques du net cela ralentit leur développement et permet aussi de démanteler plus facilement les réseaux, alors n’hésitez pas à vous rendre sur des forums pour y laisser votre témoignage. De plus il existe diverses associations ou sites internet vous conseillant d’un point de vue juridique. Par exemple, pour les sites hors Union Européenne, le site econsummer vous oriente dans les démarches à suivre pour porter plainte.

Ainsi, pour les particuliers, éviter les arnaques du net signifie savoir reconnaître les éléments douteux, faire preuve de méfiance et de bon sens (en ne cherchant pas à tout prix la meilleure affaire).

Pour les professionnels cherchant à investir bien plus de fonds financiers qu’un particulier, il est certainement plus intelligent de faire appel à un intermédiaire. Lorsque l’on souhaite se tourner vers des fournisseurs étrangers (surtout auprès de pays low-cost) en passant par internet, il est beaucoup plus compliqué de parvenir à contrôler la confiance et la qualité des services. De plus, une entreprise française sur deux se dit victime de la contrefaçon. Face à ces désagréments, les sociétés de sourcing sont un bon moyen pour diminuer ce type de risques. La connaissance du système culturel et social du pays d’implantation leur permet non seulement de maîtriser les différentes étapes d’une bonne négociation, reconnaître les éléments caractéristiques d’une société de confiance mais aussi savoir faire la différence entre une manufacture totalement légale et une usine pouvant facilement être détournée en une manufacture clandestine. Ils effectuent régulièrement des contrôles fréquents ou réguliers, afin de vérifier la qualité mais aussi pour s’assurer qu’aucune opération illégale n’a lieu, notamment concernant la contrefaçon et la corruption. Vous pouvez à distance et de manière sûre, investir dans des achats en gros.

Ecrit par Elodie Sellier

Sources :
http://www.ynubis.com/arnaques.html
http://forum.lesarnaques.com/litige-livraison-remboursement-sav/contrefaçon-illégal-t31522.html
http://www.web-consulting.fr/arnaque.htm
http://lisavedere.wordpress.com/2010/01/28/arnaques-contrefacon-litiges-faites-vous-aider-sur-internet/

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La Chine : numéro 1 de la contrefaçon !

Ce qui fait de la Chine le numéro 1 de la contrefaçon est l’organisation des réseaux de contrebande et leur ampleur prise au fil des années. En effet, il ne s’agit plus à présent d’incidents ponctuels, mais bien de contrebande plus qu’organisée. Ce fonctionnement pourtant illégal suit un schéma de production et de distribution calqué sur celui des firmes légales … on finirait par s’y méprendre : manufactures performantes et spécialisées, mise sous emballage, distribution (magasins, marchés, vente à la sauvette, sites internet, importations), vente (livreurs, vendeurs, superviseurs et responsables des différents magasins), etc.

La contrefaçon est devenue en Chine une industrie à part entière, représentant 10% des productions industrielles annuelles chinoises, et dont le chiffre d’affaire est évalué à approximativement 16 milliards $ US.

1- Le top 10 des produits les plus contrefaits en Chine :

– Cigarettes : environ 190 milliards de cigarettes par an
– textiles : 20%
– jouets : 12 %
– montres : 9 %
– médicaments : 7 %
– pièces automobiles : 5 %
– chaussures : 4 %
– parfums (quantité difficilement chiffrable)
– CD/DVD (quantité difficilement chiffrable)
– logiciels (quantité difficilement chiffrable)

2- Les marques :

Ces entreprises à part entière, font parfois preuve de créativité en inventant un nouveau label dont le logo se rapproche d’une marque célèbre ; ou « tout simplement », ils l’imitent trait pour trait, afin de mieux prétendre son authenticité, obtenir plus d’argent d’un client crédule et tromper au mieux les autorités (comme la douane).

Les principales marques mondiales les plus imitées sont les suivantes :

Dans le domaine du luxe :

– Rolex, chiffre d’affaire rapporté : 32 %.
– Breitling, chiffre d’affaire rapporté : 8 %.
– Ferrari : 7 %.
– Gucci : 6 %.
– Cartier : 5 %.
– Dior : 2 %.
– Adidas : 2 %.

Dans le domaine de l’électronique :

– Nokia : 37 %.
– Sony : 10 %.
– Siemens : 7 %.
– Motorola : 7 %.
– Nintendo : 6 %.
– Disney : 5 %.

Dans les domaines des cosmétiques et parfums :

– Boss : 15 %
– Procter and Gamble : 6 %
– Burberry : 6 %
– Calvin Klein : 4 %
– Armani : 4 %.

3- Les manufactures, exemple de la contrebande de cigarettes :

Il est possible de trouver en Chine, des manufactures illégales, produisant de faux jeans Diesel, des contrefaçons de sacs Gucci, des copies de portefeuilles Louis Vuitton, ou encore de fausses pilules Viagra. La réalisation de ces produits suit très souvent le même processus que celui de la plus grande contrebande mondiale, principalement produite en Chine : celle des cigarettes.
Afin de susciter au minimum l’attention des autorités, beaucoup de manufactures clandestines préfèrent se localiser dans les milieux ruraux chinois. Deuxième cas, celui des manufactures parfaitement légales durant la journée, productrices de contrefaçons la nuit. Pour finir, d’autres, protégées par la corruption et l’usage de pots-de-vin, peuvent directement s’implanter dans des milieux urbains, sans aucune nécessité de discrétion et sans craindre la répression.
D’autre part, la production d’une contrefaçon est décentralisée : ainsi, un paquet de cigarette est réalisé en plusieurs étapes : les cigarettes sont réalisées dans une usine A, puis la réalisation et l’imitation d’un paquet de marque connue (effectuée grâce à l’utilisation de scanners performant mais pas chers) sont réalisés dans une usine B, pour finir l’assemblage et l’empaquetage se font au sein d’une usine C. Le fait de décentraliser une production minimise les risques d’une accusation de contrefaçon et minimise aussi la possibilité de démanteler un réseau, étant donné que le produit ne devient une copie qu’au moment de l’assemblage.

Une importation de contrefaçons de cigarettes peut rapporter 120 000 $ US (coût de production, d’envoi et pots de vin déduits).

4- Le système de distribution :

– les exportations :

On estime que la Chine produit 80% des contrefaçons mondiales. Le poids de ces exportations illégales est donc important dans la balance économique chinoise. Elles suivent généralement le même processus qu’une exportation légale. Pour exemple, les contrefaçons de cigarettes sont envoyées par conteneurs vers la Russie, le Brésil, l’Inde, les Etats-Unis et le Royaume-Unis (les 5 Etats en tête des importations de cigarettes illégales). Il arrive aussi, que ces exportations se fassent de manière totalement « loufoque », comme ont pu s’en rendre compte certains douaniers : ainsi, au cours d’un rapatriement funèbre, ces derniers ont pu découvrir des cigarettes contrefaites cachées dans le cercueil.

– Ventes dans la rue :

Comme dans beaucoup d’autres pays, on trouve en Chine des vendeurs « à la sauvette ». La plupart du temps ils marchandent des contrefaçons de montres, sacs et chaussures. Généralement situés dans des lieux de passages, ils accostent les passants et leurs proposent une liste d’accessoires de  « marques » ou exposent leurs articles sur un tapis (pour mieux pouvoir tout remballer si la police arrive).

– Magasins :

Au sein de ce pays, on peut trouver des systèmes de vente pour les contrefaçons propres à ceux légaux, à savoir des magasins. Leur organisation est calquée sur celle des échoppes légales : vendeurs attitrés, responsables de magasins (bien souvent plusieurs magasins appartiennent au même réseau et donc ils orientent leur client d’un magasin à l’autre), exposition des articles, divers modèles et tailles, stocks,  magasins spécialisés dans la vente d’un domaine (habillement, accessoires, pharmaceutique, électronique, etc.).

– Internet :

Sur la toile du net, développeur exponentiel de la vente de contrefaçons, on peut à présent trouver des copies de sites de marques (tel que Nike), copiant les pages web de ces sites, leur design et leur fonctionnement, excepté que les articles qui y sont vendus sont des faux. On retrouve aussi les habituelles ventes de copies sur des sites tels qu’e-bay, ou sur des sites à part entière (soit disant légaux) vendant des contrefaçons, notamment « sous couverture » de faux certificats d’authenticité.

Au fil des années, la contrefaçon a su devenir une part indispensable de l’économie chinoise et s’est aussi exportée au monde entier. S’habiller en «faux», s’équiper en «faux», se fournir dans des magasins de «faux» et tout simplement voir les objets du quotidien devenir contrefaçons, n’a rien de choquant en Chine, c’est même quelque chose de totalement imprégné dans la société. Voilà donc un problème difficile à régler du côté Chine et difficile à gérer pour les sociétés étrangères victimes de ce sévisse. On comprend donc qu’il ne s’agit pas seulement de faire la chasse aux copies mais de changer des mentalités, de prendre le risque de déséquilibrer une puissance économique et ce n’est pas une chose facile. Là est notamment le rôle des sociétés étrangères directement basées en Chine (que ce soit des sociétés mères, de trading ou de sourcing) : faire petit à petit évoluer les mentalités.

Ecrit par Elodie Sellier

Sources :
tobaccofreecenter.org/files/pdfs/fr/ILL_overview_fr.pdf
http://www.jeuneafrique.com/Article/LIN23054lachinoafer0/La-Chine-paradis-de-la-contrefacon.html
http://collectik.over-blog.com/article-37049383.html

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