Articles sur le sourcing en Chine

Le sourcing en Chine vu par le blog Acheter en Chine

L’article original a été écrit par Cédric du blog Acheter en Chine: « Sourcing Chine: les clés du succès« :

« Voici un petit article sur ma façon de voir les achats en Chine, et spécifiquement la partie « sourcing » qui pourrait très bien s’intituler « nos valeurs » ou « notre façon de penser » dans un (peut être) futur site professionnel !

I. La Chine : le sourcing en Chine

Dans « sourcing en Chine », il y a deux composantes importantes : le sourcing, et la Chine. Un bon sourceur en Tunisie ou au Bengladesh ne sera pas forcément un bon sourceur en Chine.

1. Le contact avec les chinois pour un bon sourcing

Les chinois, pour faire des affaire avec ces excellents business-men, il faut les comprendre. Ou du moins faire un pas en avant dans la quête de la compréhension de leur façon de penser. Combien d’entreprises se sont cassées les dents en souhaitant s’implanter en Chine, ou simplement en souhaitant faire des achats en Chine qui ont (très) mal fini.

J’ai eu l’occasion de rencontrer un Directeur Chine pour une grande marque de prêt à porter française qui souhaitait s’implanter en Chine. Après des implantations réussies de part le monde, ce curieux personnage qui revenait d’Espagne clamait à tout va « ça marche partout, ça marchera en Chine »…

Quelle ne fut pas sa déception, à la vue de son turnover de personnel, et surtout -et bien malheureusement pour la marque- au manque de notoriété actuelle de la marque en Chine.

La Chine dispose de la population qui est majoritaire en nombre dans le Monde entier, croire que nos valeurs sont les meilleures et ne pas chercher à connaître son interlocuteur, c’est déjà foncer droit dans le mur

2. Au delà de la culture chinoise : le chinois

Cela est logique, mais pas pour tous. Pour comprendre son prochain, il faut être en mesure d’échanger avec lui (Confucius disait : sans langage commun, les affaires ne peuvent être conclues). Bien évidemment, il y a l’anglais, langue internationale du business, mais comme pour le français, il y a des choses qui touchent beaucoup plus l’interlocuteur lorsque l’on les prononce dans sa langue maternelle.

Par ailleurs, à l’heure où maîtriser le mandarin n’est toujours pas chose commune, le fournisseur chinois sera plus enclin à travailler avec un sourceur ou un acheteur qui fait un pas en avant à la découverte de sa langue et de sa culture.

II. L’import export avec la Chine

Un bon sourceur, ce n’est pas qu’un sourceur. Sans être un employé polyvalent, c’est un employé qui comprend tous les process de la supply chain et de l’import export entre deux pays concernés

1. Comprendre l’import export

Il existe les sourceurs qui sourcent, ceux là pensent que sourcer c’est simplement envoyer un mail à un fournisseur (avec lequel l’on a déjà travaillé, bien souvent) avec une fiche technique, et attendre sa réponse pour transmettre le prix majoré d’une confortable marge au client.

Ce type de sourcing, le client peut le faire aussi, trouver des fournisseurs sur Alibaba ou Globalsources et leur envoyer un mail, c’est relativement simple. Ce qu’il faut pour réussir, c’est avoir la maîtrise des métiers, et en comprendre les enjeux. Le but n’est pas toujours le prix pour le client, mais aussi le développement produit, le design, les tendances, les délais, la qualité de l’usine, et tout cela doit normalement amener un bon sourceur à se remettre en question et à repartir de (presque) rien à chaque nouvelle demande.

2. Le bureau d’achats en Chine

Pour se remettre en question, être au courant des tendances, et auditer les nouveaux fournisseurs potentiels, il me semble qu’un bureau d’achats en Chine peut être un élément décisif dans la qualité des réponses aux clients, mais aussi en termes de réactivité.

Etre au plus proche des fournisseurs sera de plus un atout important en période de rush comme lors du nouvel an chinois, ou lors de crises comme celle que nous avons pu voir en 2009 avec la grippe A.

III. Les achats en Chine

Sourcer, c’est en fait un métier d’acheteur. Plus que la simple recherche de fournisseur et demande de prix, le sourceur doit être un excellent négociateur

1. Le sourceur doit se mettre dans la peau de l’acheteur

Et en se mettant dans la peau de son client, il identifiera ainsi mieux les besoin de ce dernier. Il saura négocier sur les points importants de la commande ou d’un ensemble de commandes, et lier une relation de confiance mutuelle entre lui et le grossiste chinois.

Cette relation sera étudiée sur le long terme, en cas de renouvellement de commande. Travailler comme les occidentaux ou les acheteurs américains, et jouer sur la « pression » du meilleur prix, c’est aussi rater d’avance des affaires.

Certes, en Chine l’on peut obtenir les meilleurs prix, mais la qualité sera proportionnelle à ce dernier. La meilleure qualité au meilleur prix, c’est un concept plein de mauvais sens, et sans avenir.

2. Les contraintes logistiques

Pour auditer un fournisseur, le sourcing devra garder à l’esprit les contraintes logistiques et pratiques liées à la position de ce dernier. Trouver un excellent fournisseur avec de très bons prix en mongolie intérieure sera moins intéressant qu’un sur la côte Sud Est de la Chine, plus cher.

En effet, les sociétés d’audit, de contrôle de normes et d’inspections ont souvent leur bureaux sur la côte Sud Est (entre Shanghai et Hong Kong), les frais de déplacement et autres « man day » viendraient alors ruiner toutes les économies réalisées sur le prix à la pièce en sortie d’usine.

Les prix doivent donc être intelligemment calculés pour qu’ils soient optimisées en tant que prix FOB (prix du produit fini, regroupé, emballé, mis en container et livré au port de départ)

IV. Faire fabriquer en Chine : Les risques de la sous-traitance

Comme je le disais plus haut, le contrôle qualité est essentiel lorsque l’on sous-traite des produits. Il conviendra en fonction des commandes et des besoin du client de pouvoir faire faire des échantillons de production (BAT) mais aussi des échantillons durant la production ainsi que des prélèvement lors du contrôle qualité.

Le sourceur étant l’intermédiaire avec le fournisseur chinois, ce sera à lui de veiller à ce que la production présente le moins de risque possibles sur les recommandations de l’acheteur. »

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Règles d’évaluation en douane des marchandises

L’évaluation des marchandises en douane est une procédure à laquelle l’importateur ne pense pas souvent. Pourtant, elle peut engendrer des  difficultés lors de l’entrée des marchandises sur le territoire ; c’est pour cela qu’il est important de connaître les différentes d’évaluations afin d’éviter tout surprise.

L’évaluation des biens est effectuée afin de calculer les divers droits et taxes assujettis aux marchandises (TVA, droits de douane etc.).

Voici la définition communément admise de l’évaluation en douane :

« L’évaluation en douane est une procédure douanière qui est appliquée pour déterminer la valeur en douane des marchandises importées. Si le taux de droit est un taux ad valorem (d’après la valeur du produit), la valeur en douane est essentielle pour déterminer le montant du droit exigible sur un produit importé ».

Tout d’abord, il est important de savoir que l’administration des douanes peut à tout moment vérifier l’exactitude de la valeur déclarée des marchandises importées. Après vérification des documents complémentaires demandés, la douane peut également décider que la valeur en douane des marchandises importées ne peut être déterminée sur la base de la valeur déclarée.

Ce contrôle est axé sur la vérification de la valeur déclarée des marchandises par rapport aux informations fournies qui sont la facture définitive (prix facturé, incoterm, devise, conditions de paiement etc), le titre de transport, le titre d’importation, la liste de colisage (permettant de vérifier le poids des marchandises) .

Principe de base: La valeur transactionnelle

L’évaluation en douane doit, excepté dans certaines circonstances bien définies, se fonder sur le prix (figurant sur la facture) effectif des marchandises à évaluer.

Il est pris comme base de calcul la valeur des marchandises au point de sortie du territoire (ici, la Chine) d’expédition :
Valeur FOB port d’embarquement, lorsque l’importation est faite par voie maritime
Valeur FCA – Franco transporteur, lorsque l’importation est faite par voie aérienne
Valeur DAP – Franco frontière, lorsque l’importation est faite par voie routière

Les méthodes d’évaluations :

Si la valeur transactionnelle est inexistante ou bien considérée comme faussée, d’autres méthodes d’évaluations sont alors appliquées :

Méthode n°1: Valeur transactionnelle
Méthode n°2: Valeur transactionnelle de marchandises identiques
Méthode n°3: Valeur transactionnelle de marchandises similaires
Méthode n°4: Méthode déductive
Méthode n°5: Valeur calculée
Méthode n°6: Méthode de dernier recours

Méthode n°1: Valeur transactionnelle

La valeur transactionnelle correspond à l’ensemble des paiements effectués par l’acheteur au bénéfice du vendeur en compensation de la vente d’une marchandise.
Pour qu’une valeur soit considérée comme transactionnelle par la douane, il doit exister une preuve de la vente à l’exportation vers le pays d’importation (par exemple une facture commerciale, un contrat, etc.).

Pas de restriction concernant la cession ou l’utilisation, autres que des restrictions qui:
– sont imposées ou exigées par la loi du pays d’importation;
– limitent la zone géographique dans laquelle les marchandises peuvent être vendues;
– n’affectent pas substantiellement la valeur des marchandises.

Si après l’étude des documents fournis, l’administration douanière a encore des doutes sur l’exactitude des informations, elle peut alors considérer la méthode transactionnelle comme non applicable. Les motifs de doutes doivent alors être transmis à l’importateur afin que celui-ci puisse y répondre.

Méthode n°2: Valeur transactionnelle de marchandises identiques

La valeur transactionnelle peut être calculée de la même manière pour des marchandises identiques, si ces marchandises sont:
– les mêmes à tous les égards, y compris pour ce qui est des caractéristiques, de la qualité et de la réputation;
– produites dans le même pays que les marchandises évaluées;
– et produites par le producteur des marchandises évaluées.

Méthode n°3: Valeur transactionnelle de marchandises similaires

La valeur transactionnelle peut être calculée de la même manière pour des marchandises similaires si:
– ces marchandises ressemblent étroitement aux marchandises à évaluer en termes de composants et de caractéristiques;
– ces marchandises sont capables de remplir les mêmes fonctions et sont commercialement interchangeables avec les marchandises à évaluer;
– ces marchandises sont produites dans le même pays et par le même producteur que les marchandises à évaluer. Pour que cette méthode puisse être utilisée, les marchandises doivent être vendues à destination du même pays d’importation que les marchandises à évaluer. Elles doivent être exportées au même moment ou à peu près au même moment que les marchandises à évaluer.

Méthode n°4 — Valeur déductive

Déduction de la valeur à partir du prix de vente de la quantité la plus élevée

Pour calculer la quantité la plus élevée vendue, on additionne toutes les ventes effectuées à un prix donné et on compare la somme de toutes les unités de marchandises vendues à ce prix à la somme de toutes les unités de marchandises vendues à tout autre prix. Le plus grand nombre d’unités vendues à un prix donné représente la quantité la plus élevée.

Étant donné que la valeur déductive est calculée à partir du prix de vente dans le pays d’importation, il est nécessaire de déduire différents éléments de ce prix pour obtenir la valeur en douane pertinente:

– les commissions généralement payées ou convenues, les marges bénéficiaires et les frais généraux relatifs aux ventes doivent également être déduits;
– les frais habituels de transport et d’assurance doivent être déduits du prix des marchandises lorsque ces frais sont généralement encourus dans le pays d’importation;
– les droits de douane et autres taxes nationales à payer dans le pays d’importation en raison de l’importation ou de la vente des marchandises doivent eux aussi être déduits;
– la valeur ajoutée par le montage, l’ouvraison ou la transformation ultérieurs sont également à déduire, le cas échéant.

Méthode n°5 — Valeur calculée

La méthode de la valeur calculée est la méthode la plus délicate à manier et la plus rarement utilisée permet de déterminer la valeur en douane sur la base du coût de production des marchandises à évaluer, majoré d’un certain montant pour les bénéfices et frais généraux égal à celui qui entre généralement dans les ventes de marchandises de la même nature ou de la même espèce faites du pays d’exportation à destination du pays d’importation.

Plus simplement, cela équivaut à : Coût de production + bénéfices + dépenses

Méthode n°6 — Méthode de dernier recours

Si les méthodes précédentes ne suffisent pas pour évaluer la valeur en douane, celle-ci peut alors l’être en utilisant des moyens raisonnables compatibles avec les principes et les dispositions générales de l’Accord et de l’article VII du GATT et sur la base des données disponibles dans le pays d’importation. Dans la mesure du possible, cette méthode doit se fonder sur des valeurs prédéterminées et des procédures offrant une souplesse d’application raisonnable.

Comme vous pouvez le constater, les procédures d’évaluations en douane ne sont pas simples du tout et toute erreur dans les documents d’importations peut s’avérer coûteuse pour l’importateur. Il est donc fortement conseillé de s’adresser à des sociétés spécialisées qui procéderont à la vérification  — essentiellement le prix, la quantité, la qualité et le respect des normes — des marchandises commandées à l’étranger. Cela vous évitera, en tant qu’importateur, d’avoir la moindre surprise lors d’un contrôle.

Ecrit par Thibaud Rassat

Sources :
http://www.wto.org/french/tratop_f/cusval_f/cusval_info_f.htm#6
http://www.douane.gouv.fr/page.asp?id=222

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L’impact des vacances Chinoises sur les productions

On entend beaucoup dire que les chinois travaillent beaucoup et ne renâclent pas à la tache.

Pourtant, les congés chinois ont une grande importance et donnent, tout au long de l’année, le rythme aux usines et donc aux exportations de manière général.

Ces différents congés provoquent des arrêts brutaux en terme de production pouvant perturber l’importateur si rien n’a été anticipé de son côté. Il faut vraiment réaliser que la Chine entière est complètement à l’arrêt et que tout le monde retourne dans sa ville natale célébrer les vacances en famille.

La première période de congés, la plus significative, est celle du nouvel an chinois (en janvier ou février selon le calendrier lunaire. Cette année il sera du 2 au 8 février 2011). Chaque année lors de cette période, la Chine entière s’arrête de travailler pendant toute sa durée. Sans exception. Les statistiques estiment à 1,7 milliards le nombre de voyages effectués (en cumulés) durant ces vacances.

C’est pour cette raison qu’il est important de prévoir l’impact du nouvel an chinois afin de ne pas se retrouver face à un problème d’approvisionnement auquel la seule solution sera l’attente.

Il faut également savoir qu’une semaine avant le commencement des célébrations, les usines se mettent au ralenti car un certain nombre (voire la majorité) de leurs employés repartent chez eux, le temps de trajet en train étant souvent de plusieurs jours. Il se peut donc que votre interlocuteur au sein de l’usine ne soit plus disponible pendant deux à trois semaines au total.

Après le nouvel an chinois, la deuxième grande période de congés a lieu début mai. C’est ce qu’on appelle le « dragon boat festival ». La dernière grande période de repos commence le 1er octobre afin de célébrer l’anniversaire du parti communiste (1er octobre 1949). Tout comme pour le nouvel an chinois, la Chine fait une pause d’une semaine, avec les mêmes inconvénients de production que ceux évoqués plus haut.

Ceci étant dit, il est donc essentiel de prévoir les délais engendrés par ces périodes de repos national afin de limiter les effets qu’elles auront sur votre approvisionnement. Il vaut mieux éviter des tensions avec l’usine, pour qui ses congés sont à respecter avant tout !

Ecrit par Thibaud Rassat

Sources:
http://www.liberation.fr/monde/0101402869-la-grande-migration-du-nouvel-an-en-chine

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Gcb sourcing présent dans les médias

Profitez de l’occasion pour mieux connaître gcb sourcing et son équipe! Pour rappel, gcb sourcing est une société de sourcing basée en Chine depuis 2006.

1) Sur ce reportage de France 3 Alsace, vous découvrirez notre PDG Etienne Meyer discutant de ses débuts avec un de nos fournisseurs principaux :
http://info.francetelevisions.fr/video-info/player_html/index-fr.php?id-video=stra_1234129_SHANGHAI_PORTRA_00000NYH_250620101109_F3&chaine=&id-categorie=REGION_ALSACE_STRASBOURG&ids=&timecode=false&sequence=false

2) L’article paru dans le quotidien l’Alsace met en valeur le parcours d’Etienne Meyer et son cheminement de l’Alsace à la Chine:
http://www.lalsace.fr/fr/region/alsace/article/3947856/Il-aurait-pu-commencer-sa-carriere-professionnell.html

3) Ci-dessous, vous pouvez lire l’interview de Nicolas Diemert, directeur général de gcb sourcing. Cet interview a été réalisé par Cédric, responsable du blog « Acheter en Chine ». Nicolas nous parle de la création d’entreprise, de la logistique et des achats en Chine.
http://www.acheter-en-chine.com/acheter-en-chine/creation-dune-entreprise-en-chine-lexemple-de-gcbsourcing-interview

4) L’interview sur le blog Marketing Chine vous dévoilera les coulisses de la création d’un site 2.0. Vous y apprendrez comment utiliser un blog pour développer votre visibilité et votre chiffre d’affaire:
http://www.marketing-chine.com/conseils-de-blog/un-site-2-0

Nous espérons que ces différents interviews et reportages vous aideront a mieux connaître gcb sourcing et son équipe.

Nous serions très heureux de participer à d’autres interviews ou à rencontrer d’autres blogueurs afin que nous échangions sur le domaine du sourcing/import-export. Pour cela n’hésitez pas a nous contacter.

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Normes: EN, ROHS… L’importance des normes en import-export

Les normes font partie intégrantes du processus d’import-export. C’est sans doute l’une des notions les plus importantes

Voici la définition que nous donne le «Bureau Européen de l’Artisanat et des Petites et Moyennes Entreprises pour la Normalisation» (APME) pour le terme «norme» :

Une norme est un accord entre les parties impliquées, tels que les fabricants, vendeurs, acheteurs, utilisateurs et régulateurs d’un produit, d’un processus ou d’un service particulier. Elle contient des spécifications techniques ou d’autres critères précis conçus pour être employés uniformément comme règle générale, directive ou définition. Son adoption assure à tous les opérateurs une référence claire en termes de spécifications techniques, de qualité, de performance et de fiabilité. Son objectif est d’assurer que les produits et services atteignent leur but et sont comparables et compatibles.

Les normes européennes se reconnaissent à leur préfixe EN.

Utilisées dans le cadre des directives européennes, ces normes permettent d’établir un certificat de conformité aux exigences essentielles auxquelles les produits doivent répondre pour être mis sur le marché (européen).

Lorsque vous importez un produit, il est donc essentiel de se poser la question suivante : Est-ce que mon produit respecte la norme européenne correspondante ?

En effet, lorsque la marchandise passe en douane, celle-ci peut décider de bloquer les marchandises si elle juge que les certificats ne sont pas en règles et peut également les détruire (au frais de l’acheteur) pour les cas extrêmes! Il est donc essentiel de se renseigner auprès du fournisseur avant d’acheter et de vérifier auprès des organismes compétents que l’information qu’il vous donne soit correcte.

La DGCCRF fait partie des organismes qui peut vous orienter, vous pouvez les contactez par ici : http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/contacts.htm

Il faut savoir que chaque produit à une norme spécifique. Pour la plupart d’entre eux, la norme CE est suffisante mais pour d’autres, des normes spécifiques sont nécessaires.

Prenons l’exemple des produits électriques et électroniques (appareils ménagers, équipements informatiques et de télécommunications, matériel d’éclairage etc). Ils doivent respecter la norme Rohs (Rohs est l’acronyme de « Restriction of the use of certain Hazardous Substances in electrical and electronic equipment », c’est-à-dire « restriction de l’utilisation de certaines substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques »).

Cette norme vise à limiter l’utilisation de six substances dangereuses, qui sont les suivantes : Le plomb, le mercure, le cadmium, le chrome hexavalant, les polybromobiphényles et les plybromodiphényléthers.

Des tests doivent donc être réalisés pour vérifier que ces substances ne sont pas présentes dans le produit au-delà du taux légal (0.1% ou 0.01% par unité de poids selon la substance).

Ces tests peuvent être réalisés par des sociétés de certification comme Bureau Véritas, ECOCERT, SGS ou LRQA par exemple.

La grande question que beaucoup d’importateurs se posent lorsqu’ils achètent un produit à l’étranger est : Comment est-ce que je peux trouver la norme de mon produit ?

Il faut s’adresser aux organismes de normalisation compétents (ISO, CEI, UIT sont les organismes internationaux), organismes différents selon le niveau (international, européen, national) et le domaine (général ou spécifique).

Pour trouver la norme européenne correspondant à votre produit, la recherche s’effectue ici : http://esearch.cen.eu/

Pour plus de précision, n’hésitez pas à contacter un service douanier (http://www.douane.gouv.fr/page.asp?id=140) et à consulter les avis aux importateurs régulièrement mis à jour sur le site de la douane. On y trouve un certain nombre d’avis sur des produits en provenance de Chine.

Le plus souvent, votre fournisseur doit être capable de vous indiquer la norme correspondant au produit. Dans le cas contraire, cela veut dire qu’il n’a pas eu beaucoup de client étranger et donc peu d’expérience à l’international. Cela peut être un indicateur décisif lorsqu’il s’agit d’importer à l’international. En passant par un intermédiaire ayant l’expérience dans l’import-export, vous limiterez le risque de blocage et vous vous assurez d’éviter l’écueil de la douane.

Ecrit par Thibaud Rassat

Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Directive_RoHS
http://fr.wikipedia.org/wiki/Comit%C3%A9_europ%C3%A9en_de_normalisation
http://www.rohs.gov.uk/
http://www.normapme.com/french/presentation-fr.htm
http://www.cen.eu/CEN/products/search/Pages/default.aspx
http://www.douane.gouv.fr/page.asp?id=240
http://fr.wikipedia.org/wiki/ISO_14001

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