Sociétés d’import-export : La réussite des petites et moyennes entreprises tournées vers l’international !

A l’heure du toujours plus et toujours plus vite, la course aux profits nous a déjà largement mené au bout du monde. L’import-export, terme pourtant occidental, éveille à présent en nous des connotations bien plus exotiques qu’avant : Chine, Inde, Vietnam, Taïwan … A l’heure où ces pays low-cost influencent notre économie et la leur, le mot d’ordre reste néanmoins méfiance.

Bien que les gros titres des médias fassent apparaître à nu les désagréments rencontrés au cours de certaines importations malchanceuses, ou plutôt mal organisées, il nous est tout de même évident que de grandes compagnies ont réussi à gonfler leurs bénéfices et que des PME ont su gagner en poids et crédibilité grâce aux pays « bon-marché ».

On en vient donc à se demander quel est leur secret ? Comment ont-ils su vers quels grossistes se tourner ? Comment ont-ils négocié ? Comment ont-ils passé outre les barrières culturelle, sociale et politique ?

A toutes ces questions, il y a une solution ! Prenons l’exemple de la Chine :

– Comment trouver des fournisseurs chinois de confiance ?

Bien que la mondialisation diminue les distances géographiques et les barrières culturelles, il n’est toujours pas évident de savoir vers qui se tourner lorsque l’on est à plus de 9000 km du lieu de production. Envoyer un salarié sur place est une idée envisageable, mais très peu productive. En effet, cela signifie disperser les compétences de l’entreprise, engendrant alors un ralentissement et donc une baisse de compétitivité. De plus, il est impératif que cet employé maîtrise le chinois, car c’est quasiment l’unique langue possible à la communication. Et pour finir, ce choix d’action a un coût : billets d’avion, déplacements, repas, commodités, formation et/ou cours de langue.

La solution idéale est donc de trouver un expert sur place ; mais une fois encore, le problème est de dénicher un individu de confiance à plus de 9000 km, avec internet comme principal outil pour démarcher et communiquer. Autrement dit : « ce n’est pas gagné ! ».

Ce qui semble être l’issue la plus pertinente, est de se tourner vers une société étrangère spécialisée en import-export et directement basée en Chine. Il faut savoir qu’il en existe depuis déjà plusieurs années ; les plus intéressantes étant constituées d’une équipe « mixed » : employés étrangers et chinois. Il est aussi plus facile de tester leur fiabilité en consultant leur site web, en vérifiant que cette société en est bien une, ou plus simplement en les contactant par téléphone et e-mail. Il n’est pas non plus négligeable de considérer que les agents de ces compagnies sont des experts en communication, ayant les mêmes références en import-export que des occidentaux, tout en s’adaptant à la culture et à la politique chinoise. Cependant, leur atout principal est d’avoir une database permettant d’accéder aux plus fiables et performants grossistes de Chine. Finalement, ils exigent et négocient auprès des fournisseurs un résultat final correspondant aux choix initialement prévus et préétablis dans un cahier des charges (personnel à chaque client).

– Tout savoir sur les facilités de paiement en Chine :

Une des choses à savoir lorsque l’on se lance dans un commerce en Chine, est qu’avant toute exportation il faut avoir payé la totalité de la marchandise. Il ne faut pas en être plus méfiant, c’est un procédé qui assure une sécurité aux fournisseurs contre les abandons, escroqueries … . Le plus souvent cela suit le système du « 30-70 » : 30 % du prix global à transférer au moment de la commande, 70% à faire parvenir avant la livraison.

Bien sûr ce précepte n’est pas invariable et peut être négocié. Sauf qu’une fois de plus, à distance et sans aucune connaissance des « règles d’usage » chinoises de transaction, les erreurs peuvent plus facilement arriver. Connaisseurs, là aussi, les sociétés d’export-import sont une main tendue, guidant dans les démarches et pièges à éviter lors des modalités de paiement, de l’évaluation du prix de la main d’œuvre, du choix de la monnaie de transaction et tout autre décisions communes aux grossistes chinois et acheteurs étrangers.

D’autre part, il arrive qu’on se dise qu’internet est un bon moyen pour palier à la distance géographique, au décalage horaire ; on se dit aussi qu’il peut nous permettre d’effectuer un achat plus rapide et moins contraignant … soyons méfiant !

Internet est effectivement un outil précieux, mais il est à utiliser avec beaucoup de prudence, les arnaques sont multiples et variées.

Celle actuellement très en vogue correspond aux transferts « Western Union ». Elle se développe de deux manières :

– on vous vend des produits que vous devez payer par transfert « western union ». Votre argent est débité, mais vous ne verrez jamais la marchandise arriver.

– Vous mettez en vente des produits et un acheteur vous propose d’envoyer l’argent par un transfert « western union ». La personne vous recontacte un peu plus tard afin de vous informer qu’il faut payer 10% du prix pour que le transfert ait lieu, mais qu’ayant un quota à ne pas dépasser il serait utile que vous lui avanciez cette somme (qui vous sera soit disant remboursée plus tard). Seulement, le transfert n’a pas lieu et vous ne reverrez pas votre argent.

Cette technique est jusqu’à présent infaillible, puisque les arnaqueurs ne sont pas retrouvés.

Il est donc préférable d’utiliser internet comme un outil de recherche afin de trouver les personnes avec qui vous voulez établir un contact et vos achats, puis faire faire des devis (comme le font les sociétés de sourcing) afin d’assurer votre sécurité.

– Comment faire respecter l’homologation soumise par son propre pays ?

Lorsqu’on pense « Chine », on pense à : produits peu coûteux de mauvaise qualité. Il est vrai qu’il existe encore aujourd’hui des marchandises dites frelatées, médicaments contaminés, jouets hors normes, … donc invendables et pouvant ruiner la crédibilité d’une entreprise. En effet, en Chine les normes de sécurité et d’aptitudes des produits sont différentes des homologations occidentales. Il est vrai aussi qu’à distance il est difficile d’avoir un contrôle régulier sur la production. Il n’est pas non plus envisageable de laisser pleine confiance  aux producteurs chinois, mais envoyer un expert sur place est une perte de temps et d’argent. Enfin, en Chine, à l’exception de sociétés de sourcing et d’audits internationaux, il n’y a aucun moyen sûr pour attester de la qualité d’un produit auprès d’autorités telle que la douane.

Bien que cela représente un coût, les services offerts par une société de sourcing sont généralement intéressants : alliant à la fois contrôles suivis de la marchandise, création et envoie d’échantillons, expertise de la qualité en fonction de la demande et si nécessaire réalisation de tests sécurité plus précis effectués par des audits internationaux (certificats délivrés).

Il semble donc que pour les entreprises ayant précédemment fait affaire dans des pays low-cost, le secret ait reposé sur la collaboration avec des spécialistes occidentaux se trouvant sur place, comme les sociétés de sourcing : un coup de pouce en apparence, mais un vrai bénéfice final.

C’est à la fois un vrai confort de soumettre les contraintes d’une importation low-cost à une société spécialisée, et en même temps un moyen utile afin de s’assurer que la marchandise ne sera pas invendable et/ou confisquée.

Ecrit par Elodie Sellier

Ecrit par Elodie
  • Les produits chinois souffrent d’une mauvaise image. Il faut savoir que pratiquement tous les produits aujourd’hui viennent de Chine, même quand il s’agit de grande marque.