Lait frelaté, peinture au plomb … les dangers de l’import-export depuis la Chine ! Qu’en est-il vraiment ?

Depuis quelques années, les gros titres médiatiques ne cessent de dénoncer les frasques de l’import-export depuis la Chine ; mais qu’en est-il vraiment ? Les fournisseurs sont-ils incontestablement les seuls à blâmer ? N’existe-t-il pas d’alternative sûre à l’importation en toute sécurité ? Devons-nous vraiment boycotter tous les  produits chinois ?

Nous pouvons vous répondre : Non, les fournisseurs chinois ne sont pas les seuls responsables de telles fraudes. Oui, il existe des solutions pour importer en toute sûreté !

1- Qui sont les responsables de ces fraudes ?

Il est vrai qu’il existe en Chine des fournisseurs frauduleux, comme partout dans le monde. Il est vrai qu’ils peuvent de manière volontaire chercher à diminuer les coûts en utilisant un produit prohibé. Cependant, il arrive qu’un produit interdit en Europe ne le soit pas en Chine. Il est important de comprendre qu’il s’agit d’une société différente, ne suivant pas les mêmes normes, ayant connue une évolution et éducation particulière. Ainsi, un fournisseur chinois peut sans mauvaise intention faire l’usage d’un produit que l’on réprime en France, tout simplement car il est autorisé en Chine ; ou parce qu’il a appris que telle substance fixe mieux la couleur sur un jouet, il l’utilisera sans se demander s’il existe des effets notoires, indésirables, voire mortels.

Lorsque l’on veut faire produire à l’étranger et surtout au sein d’un pays aussi différent, il est impératif de maîtriser le fonctionnement de sa société et de sa culture.

Par ailleurs, il semble assez clair que ces fraudes sont aussi le résultat d’un monde d’exigences : produire plus vite et pour moins cher. Il faut donc avouer qu’on ne peut pas remettre toute la responsabilité sur le dos des fournisseurs chinois, qui rappelons le travaillent à la demande de sociétés. Lorsque les entreprises étrangères exigent une grosse commande, dans un délai bref et à coût très bas, les producteurs s’adaptent. Il arrive même que l’acheteur invite le fournisseur à duper la qualité d’un produit ou qu’il ferme volontairement les yeux sur les agissements de la manufacture, réduisant ainsi les coûts de sa propre production. Il est dans ce cas, bien trop facile de se cacher derrière la culpabilité des usines chinoises. Les sociétés publiques et privées des pays développés, sont tout autant responsables de ce genre de fraudes. Ces sociétés faisant produire au sein de pays low-cost, se doivent d’exiger un minimum de sécurité des produits qu’ils achètent. Ce n’est pas un droit de regard sur leur marchandise, c’est un devoir.

 

2- Comment des  marchandises frauduleuses peuvent encore aujourd’hui traverser les frontières ?

 

Tout simplement car proportionnellement au nombre de containers ou avions envoyés chaque jour, le nombre d’employés des douanes est bien trop petit, voire ridicule. Ainsi, selon diverses sources, environ 5% seulement des containers envoyés vers les Etats-Unis ou vers l’Europe sont vérifiés au port d’arrivée. Alors forcément quand une faille se présente, nombreux sont ceux qui tentent d’en tirer des avantages ou des bénéfices, et cela n’est pas uniquement l’intention des manufactures chinoises.

3- Faut-il interdire et boycotter l’importation de produits chinois ?

Il est évident qu’on ne peut pas simplifier ces disfonctionnements si aisément. Il arrive aussi à des sociétés bien intentionnées de se faire livrer une marchandise de qualité et de sécurité douteuses. Seulement, leur responsabilité rentre tout de même en jeu. En faisant importer des produits depuis la Chine, on ne peut pas se hâter et se reposer sur l’unique confiance donnée à la manufacture choisie. D’un autre côté, on ne peut pas non plus bafouer les produits chinois et les boycotter : rendez vous bien compte que ce qui fait votre quotidien et que vous considérez (à raison) de bonne qualité, est largement « made in China » : ce pays est le deuxième fournisseur étranger de la France (après Singapour) et à présent le premier exportateur mondial.

Ces sociétés qui aujourd’hui nous habillent chinois, nous « accessoirisent » chinois et nous nourrissent chinois, ont su organiser et assurer leurs importations.

4- L’import-export en toute SURETE depuis la Chine, ça EXISTE !

Pour parvenir à obtenir les mêmes résultats que ces sociétés qui réussissent, un acheteur doit prévoir un temps minimum et suffisant au contrôle régulier de la production. Le groupe Tang Frères l’a bien compris et a pu stopper à temps la vente des bonbons à la mélamine. En effet, averti par la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) et la DGAL (Direction Générale de l’Alimentation), l’entreprise a décidé de faire analyser un échantillon. Le résultat révéla « que les bonbons contenaient de la mélamine à hauteur de 42 mg/kg » (Christophe Polini, secrétaire général de l’entreprise). La catastrophe a donc pu être évitée, mais si les produits avaient été analysés avant, c’est à la manufacture que la production aurait été stoppée (évitant donc de rendre l’affaire publique). En effet, directement implantées en Chine, il existe des sociétés de sourcing, représentant le plus sûr moyen de garantir des produits aux normes les plus exigeantes et à la qualité désirée. Leurs services permettent à tout importateur de ne pas tomber dans les pièges de l’import-export low-cost. Leurs experts étrangers et chinois effectuent des contrôles réguliers et pointilleux, réalisent et envoient des échantillons, contactent des audits internationaux ou de grandes sociétés étrangères de contrôles elles aussi basées en Chine (SGS, TUV, BVQI, APAVE), ils négocient des prix compétitifs et prennent en charge la logistique du transport. Ces sociétés de sourcing permettent donc de régler en amont tout type de crise, évitant alors les scandales et pertes d’argent.

Les services proposés par une entreprise d’import-export représentent un investissement assurant la sécurité d’une réalisation correcte de la production et un moyen de faire valoir sa crédibilité auprès des consommateurs. Certes cela a un coût, mais que représente-t-il face à une confiscation douanière des biens ou face à un rappel public et médiatisé de la marchandise ? De plus, passer votre temps sur les complexités de l’import-export, au lieu de faire appel à une société de sourcing, ne représente-t-il pas un investissement plus conséquent ?

Ecrit par Elodie Sellier

Sources :
http://www.e-sante.fr/dents-bouche-mefiez-dentifrices-trafiques-NN_12286-63-2.htm
http://lci.tf1.fr/economie/consommation/2007-09/jouets-dangereux-chine-donne-gages-4878277.html
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/10/10/01016-20081010ARTFIG00568-produits-chinois-frelates-d-autres-retraits-pas-a-exclure-.php
http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/actualite/economie/les-scandales-du-made-in-china_574850.html

Ecrit par Elodie
  • Bonjour Anna,

    Il est effectivement malheureux de voir que des gens peu scrupuleux priorisent leur portefeuille plutot que la sante des personnes, de bebes qui plus est!
    En esperant que la Chine prenne les mesures necessaires pour erradiquer ce genre de comportement.

  • Au cœur de ce drame alimentaire: la province rurale du Gansu, où les deux bébés sont morts et où le nombre de nourrissons malades a quadruplé en quelques jours. Les enfants malades souffrent en majorité de calculs rénaux. Le lait de Sanlu a été frelaté avec de la mélamine, produit chimique utilisé dans la fabrication de plastique, colles ou résines synthétiques, afin d’apparaître encore plus riche en protéines.

  • merci pour vos informations