Articles sur le sourcing en Chine

Contrôle lors du chargement de votre container

Alors que le contrôle qualité de fin de production reste le plus populaire chez les importateurs, il y en a un qui reste méconnu et qui pourtant permets d’éviter de nombreux soucis, il s’agit de l’inspection faite lors du chargement de vos cartons dans le container.

En effet, cette inspection va vous permettre de procéder à une dernière vérification avant le départ de vos produits de l’usine et ainsi être bien certain de ce qui vous sera livré. Voici les avantages que nous pouvons mettre en avant :
– Contrôler que le nombre de cartons que votre fournisseur vous a indiqué correspond bien à ce qui va être chargé et donc qu’il n’y a pas eu « d’oubli ». Si la production et les échanges avec votre fournisseur n’ont pas toujours été facile, cela vous permettra d’effacer vos doutes.
– Vérifier que les shipping marks ont bien été mis (dans le cas où ils n’étaient pas prêts lors du contrôle de fin de production).
– Vérifier que le temps écoulé entre le contrôle de fin de production et cette inspection n’a pas abîmé les cartons (humidité, chute de cartons, cartons ouverts etc) et ainsi faire des « réparations » de dernière minute ou des changements de cartons.
– Examiner l’état du container. Vos produits vont passer plusieurs semaines à l’intérieur donc il est important de s’assurer que celui-ci est bien étanche, propre et ferme convenablement. Il n’y a rien de pire que de se retrouver à l’arrivée avec des cartons abîmés à cause d’un container défectueux.
– Jeter un oeil une dernière fois dans les cartons pour voir si votre produit est complet et qu’aucune pièce ne manque. Si certaines remarques faites pendant l’inspection de fin de production ont amenées à des modifications alors c’est le moment pour vérifier cela (ne croyez jamais votre fournisseur sur parole).

De manière générale tout inspection est utile et vous permets de mieux savoir ce qu’il se passe dans l’usine et donc de pouvoir demander des améliorations si besoin. Donc si vous le pouvez, n’oubliez pas cette inspection !

Ecrit par Thibaud Rassat

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Que faire si votre cargaison arrive endommagée ?

Comme pour toutes les assurances, il vaut mieux savoir à l’avance ce qu’il faut faire en cas d’accident afin de ne pas être pris par surprise lorsqu’il survient.

Plusieurs facteurs rentrent en compte dans la livraison d’une cargaison et peuvent influer sur le bon déroulement de celle-ci :
– Conditions de stockage
– Conditions de chargement
– Etat des routes
– Etat des camions du prestataire de services utilisé par votre transporteur
– Conditions climatiques

Pour toutes ces raisons (sur lesquelles vous pouvez difficilement influer), pensez à bien vérifier en amont le conditionnement de vos produits (disposition dans les cartons, protection intérieure, épaisseur du carton, état des cartons etc).

La première chose à faire est bien sûr d’inspecter tous les cartons avant de signer le bordereau de livraison car si vous découvrez un dommage peu après et que vous n’avez notifié aucune réserve sur le dit document, il vous sera quasiment impossible de faire jouer l’assurance.

Observez les cartons donc (avec le chauffeur du camion de livraison) et notifier la quantité de cartons endommagés et le type de dommage. Soyez le plus précis possible et décrivez le dommage au plus près de la réalité. Evitez les termes génériques tels que  « carton abîmé » ou « éraflure » mais décrivez la situation avec un maximum de détails. Par exemple :

«  trou de 10 cm de large sur le côté du carton »

Une fois cela fait, faites signer la copie du bordereau de livraison par le chauffeur. Il va de soi que vous devez prendre un maximum de photos de tous les dommages observés.

L’étape suivante va être de prendre contact le plus rapidement possible avec votre transporteur où la société qui s’est chargée du transport pour vous. Ne tardez pas trop car très souvent le délai pour porter une réclamation est de 48h ou 72h. Transmettez lui la copie du bordereau de livraison avec vos réserves ainsi que toutes les photos prises.

Une des premières choses que l’assurance va étudier c’est la réparabilité des biens. C’est à dire qu’elle va évaluer la possibilité de faire réparer vos produits et va associer un montant pour ces réparations. C’est pour cela qu’il faut décrire précisément les dégâts et comptabiliser le nombre de produits endommagés.  L’assurance va se baser sur la valeur commerciale de vos produits c’est à dire la valeur d’achat à laquelle sont ajoutés les frais de transport et d’assurance.

Si vous confirmez le montant du dédommagement donné par l’assurance alors le process de remboursement pourra débuter, dans le cas contraire il est fort possible que l’assurance envoie un inspecteur à votre entrepôt pour constater de lui-même les dégâts. Il est donc important de ne pas sortir les produits des cartons afin que la constatation se fasse plus facilement.

Chaque transporteur à ses propres règles de fonctionnement donc prenez contact avec lui dès la mise en place du transport et demandez-lui  explicitement les démarches à effectuer en cas de problème lors de la livraison. Cela vous permettra de ne rien oublier et de gagner de précieux jours.

Ecrit par Thibaud Rassat

Source :
http://my.yrc.com/national/help/tools_claims3.html

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Pourquoi continuer à faire des inspections qualités ?

Beaucoup d’importateurs pensent à faire une inspection de fin de production chez leur fournisseur lors de la première commande (soit par eux-même ou soit par l’aide d’une tierce partie) mais une grande partie d’entre eux se disent que si la première inspection se passe bien alors il n’y a aucune raison d’en faire lors des commandes suivantes.

Et bien, ils ont tort !

Il est vrai qu’il est facile de penser qu’une usine sera capable de faire une production du même niveau de qualité si la première production s’est bien déroulé mais il ne faut pas du tout réfléchir de cette manière.

Beaucoup de choses peuvent changer entre vos deux commandes. L’usine a peut-être changé de fournisseur de matière première. Elle a pu également faire évoluer son process de production et ce qui était contrôlé lors de la première commande ne le sera peut être plus lors de la suivante. Surtout, les usines chinoises n’ont pas une mémoire très grande en ce qui concerne les spécifications techniques (mis à part les usines les plus performantes et les plus au point en ce qui concerne les process internes de contrôle, usines qui représentent peut-être 5% de l’ensemble et encore).

Si vous dites simplement à votre fournisseur de faire la même chose que la dernière fois, il est fort probable qu’il oublie un ou deux détails et surtout qu’il ne mette pas la pression sur les ouvriers. Du coup, alors que vous pensiez être tranquille et avoir des produits du même niveau de qualité que précédemment vous vous retrouvez avec une production comportant de nombreux défauts.

N’oubliez jamais que vous n’avez pas le même standard en terme de qualité qu’un ouvrier chinois. Imaginez le toute la journée sur votre produit, si personne n’est en bout de chaîne (et même au milieu de la chaîne de production)  pour contrôler et que vous même ne faites intervenir personne sur place, il y a de grandes chances pour que le résultat ne soit pas celui que vous attendiez.

Ecrit par Thibaud Rassat 

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Contrôle Qualité: l’importance de l’emballage carton

Élément clé du transport, le carton est souvent un bon indicateur du professionnalisme d’un fournisseur. En effet, il arrive souvent que les fournisseurs utilisent des vieux cartons pas forcément très solides donc faites bien attention à préciser dans le contrat le type de cartons que vous souhaitez afin d’éviter les surprises en fin de production.

Comment différencier les différents niveaux de qualité des cartons ?

Le moyen le plus simple d’apprécier la solidité d’un carton est de vérifier la cannelure (sillon longitudinal).

La cannelure simple est conseillé pour la majorité des produits tandis que la double est plus pour des produits lourds ou fragiles et la triple cannelure convient pour les exportations.

Ensuite, vous pouvez regarder l’épaisseur de la cannelure. De moins de 1 mm à 7 mm, elle vous donnera une nouvelle indication sur la résistance du carton.

Si vous ne donnez aucune précision à votre fournisseur, vous prenez le risque qu’il utilise des cartons à simple cannelure pas forcément résistant et surtout qu’il utilise des cartons stockés dans son usine depuis des semaines/mois et qui auront subit les affres du temps.

Pensez donc à lui demander des photos montrant le type de cannelure (ou contrôlez ce point lors de l’inspection de fin de production) et surtout spécifiez le bien quand vous lancer votre production sinon il sera difficile de tout faire changer alors que le bateau est prêt à partir.

Ecrit par Thibaud Rassat

Sources :
http://www.cerpet.education.gouv.fr/EG/etudes/embpal1.pdf

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Pourquoi faut-il toujours douter de son fournisseur?

En tant qu’importateur il est très facile de faire confiance à votre fournisseur en Chine, soit parce que vous n’avez pas l’habitude et vous vous dites qu’il est donc de bons conseils, soit parce que vous croyez vraiment qu’il agit dans votre intérêt.

La plupart du temps et surtout si vous passez pas des sites comme Alibaba, votre interlocuteur sera un vendeur (très souvent jeune, entre 20 et 25 ans) et il restera votre seul contact tout au long de votre commande. Son objectif ? Que vous payiez le premier acompte le plus rapidement possible et de même pour le paiement final. Une part de son salaire étant payée en commission, il a donc tout intérêt à vous faire croire que tout se passe bien et à passer aussi vite que possible à une autre commande suivante avec un autre client.

C’est pour ces raisons qu’il vous faut prendre un maximum de précautions lorsque vous vous apprêtez à passer commande pour la première fois avec un fournisseur (il en va de même pour les fois suivantes même si lors de commande multiples et répétées, vous pouvez commencer à être plus confiant).

Tout d’abord, demandez un maximum de photos. Si vous êtes en France, les photos sont très souvent le seul moyen pour vous de voir ce qui se passe dans l’usine : photos de produits identiques déjà produit par l’usine (ne faites pas confiance aux seules photos des sites internet), photos de votre échantillons sous toutes les coutures. En parlant d’échantillon, il est essentiel d’avoir des photos avant que le fournisseur vous l’envoie en France car si il y a le moindre problème vous pourrez l’identifier immédiatement et vous éviterez ainsi de perdre de précieux jours le temps que l’échantillon arrive chez vous.

Il arrive souvent que le fournisseur ne vous envoie qu’une ou deux photos (et sous des angles où vous pouvez difficilement voir votre logo par exemple) lorsque vous en demandez. Insistez ! Tant que vous avez un doute, demandez lui d’en prendre de nouvelles, sous tous les angles, afin que vous puissiez visualiser toutes les parties de votre produit. Votre interlocuteur vous dira souvent que la modification que vous avez demandée a été prise en compte mais ne prenez pas sa parole pour argent comptant.

Vous pourrez de temps en temps vous  voir répondre que son appareil photo ne marche plus ou qu’il y a une coupure électricité dans l’usine (par exemple en fin de production quand vous demandez des photos de vos produits dans les cartons) et bien patientez mais surtout ne réglez jamais un fournisseur sans avoir un maximum de « preuves » de l’état de votre production. Dites lui de vous envoyer des photos le lendemain.

La première commande avec un fournisseur est souvent la plus critique (surtout s’il s’agit d’un petit montant) et c’est donc là qu’il faut être prudent pour éviter toute mauvaise surprise.

Ecrit par Thibaud Rassat

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