Il y a le sourcing mondial d’un côté et la stratégie sourcing d’un autre

Alors que le monde s’unifie de plus en plus et que les distances diminuent pour nous rendre tous de plus en plus proche, le maître mot de cette ère de globalisation est sourcing. Dans cette course au profit possible grâce aux avantages offerts par l’import-export mondial (efficacité augmentée, flexibilité accrue, amélioration de la performance des opérations, accès au marché, réduction des investissements et des coûts) la Chine, de par sa main d’œuvre bon marché et ses matières premières, a émergée jusqu’à devenir la première puissance industrielle. Couplé avec un taux d’expansion économique stupéfiant de 8% par an, la question semble donc aujourd’hui être de savoir pourquoi vous n’êtes pas déjà en train de faire affaire en Chine. Cependant, en dépit de ces attrayants avantages, on ne peut pas dire que naviguer dans ces eaux du sourcing mondial, plus particulièrement chez « China Incorporation », soit chose facile.

Beaucoup de sociétés réalisent soudainement les coûts cachés associés à l’import-export « low-cost », principalement dus aux différences de culture et décalages horaires : ces deux éléments sont responsables de la diminution de la flexibilité et de l’efficacité, choses que ces mêmes sociétés recherchent avant tout. D’autres imprévus sont arrivés à de nombreux entrepreneurs naïfs qui ont aveuglement osé espérer profiter des ressources bon marché de la Chine dans le but d’émerger, et qui au final se sont retrouvés contrariés dans leur projet. Comment pouvons-nous alors récolter les bénéfices qu’un pays comme la Chine peut offrir, sans tomber dans les mêmes pièges ? La réponse réside dans la stratégie sourcing et dans un environnement commercial tel que la Chine, cela signifie plus particulièrement avoir une personne « infiltrée ». Comme Diane Long, directeur des achats en Chine pour Adidas, énonce : « L’approvisionnement en Chine doit être organisé depuis la Chine (…) et pas même depuis des bureaux d’achats à Hong Kong, qui sont trop loin des usines chinoises et des informations dont ils ont besoin». Des petites aux moyennes entreprises, avoir un agent de sourcing de confiance en Chine est essentiel pour prendre le meilleur avantage possible des productions chinoises bon marché et pour assurer un résultat final de haute qualité.

Un agent de confiance en Chine fait automatiquement disparaître les désavantages des décalages horaires (comme l’agent est déjà sur place) et effectivement la surveillance de la production cesse d’être un problème. Qu’en est-il des difficultés liées aux différences de cultures ? Des études, par exemple, montrent qu’une personne asiatique, comparée à une personne occidentale, est capable de dire « oui » pour indiquer qu’elle écoute, sans que cela signifie qu’elle saisisse le sens de ce qu’on lui dit, ou que l’issue de la négociation sera positive ; en outre, cela révèle aussi qu’une personne asiatique peut hésiter à dire qu’elle ne comprend pas ou à transmettre les mauvaises nouvelles (comme un problème ou un défaut de qualité survenu au cours de la réalisation du produit demandé). C’est pour cette raison que nombre d’occidentaux expatriés en Chine y ont fondé leur société de sourcing. De tels agents n’ont que les meilleurs services à offrir (production bon marché, grande flexibilité) sans sacrifier une communication efficace.

Article original : « There’s Global Sourcing, and then there is Strategic Sourcing »

Ecrit par Jessica Lee

Traduit par Elodie Sellier

Ecrit par Elodie