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Articles sur le sourcing en Chine

Comment optimiser son transport avec plusieurs fournisseurs

Il est de plus en plus fréquent de voir des importateurs qui achètent chez différents fournisseurs et qui se posent la question de savoir comment faire au plus sûr et au moins coûteux.

Avant d’aborder la question de l’optimisation du transport, nous allons voir les erreurs à ne pas commettre.

Dans le cas où vous auriez plusieurs produits, il y a une première règle d’or : il faut choisir un incoterm commun.

Vous avez une première possibilité qui est d’acheter en EXW et de gérer la traction routière ainsi que les démarches administratives par vous-même. Après, il faudra acheminer les différents produits dans un même port.

Cela nécessite une connaissance assez pointue de la Chine et de bénéficier de relais sérieux dans le pays en terme de logistique.

La solution qui nous parait la plus judicieuse et la plus simple est de tout acheter en FOB. Il faut bien prendre en compte le volume de chaque famille de produits et la localisation des différents fournisseurs impliqué.

Il faudra le signaler dès le début à vos fournisseurs afin qu’ils puissent prendre leurs dispositions.

Il faudra aussi négocier un délai de stockage inclus dans la cotation car dans l’hypothèse où un fournisseur aurait du retard, il vaut mieux stocker chez le fournisseur qu’au dépôt du transporteur pour éviter de payer des frais de stockage. Même s’ils ne sont pas très élevés de façon générale, cela rajoute tout de même un surcoût.

Après, il vous faudra voir dès le début avec votre transporteur pour qu’il vous conseille le port de départ le plus intéressant au regard des deux paramètres mentionnés ci-dessus.

Il peut arriver que certains fournisseurs soient rétiçents à faire cela si leurs produits exigent des certificats car il est possible que leurs certificats soient qu’à moitié valable et ils ont peut être des accords dans leur port habituel de départ pour que l’on ferme les yeux sur certains manquements.

En conclusion prenez rapidement contact avec votre transporteur et faites des contrats avec un incoterm et un port de départ commun (dans le cas où c’est du FOB).

Ecrit par Etienne Meyer

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Cas concret: le paiement des frais FOB

Maintenant que vous connaissez bien les différents incoterms dont le fameux « FOB », je vais vous expliquer un cas concret qui arrive régulièrement (enfin trop souvent) avec les usines/agences de trading chinoises.

Lorsque vous achetez un produit auprès d’une société chinoise, celle-ci va vous donner la plupart du temps un prix FOB, c’est-à-dire le prix usine de la marchandise (EXW) auquel sont ajoutés les frais FOB. Ces frais comprennent le coût du transport de l’usine au port de départ du pays d’achat ainsi que les frais afférents au dédouanement à l’exportation des produits.

Ces frais FOB sont demandés au vendeur par le transporteur et c’est là qu’un certain nombre de fournisseurs font preuve de réticence (ou refuse simplement) pour effectuer le règlement. La raison ? Les frais sont trop élevés par rapport à ce qu’ils ont l’habitude de payer.

Du coup, tant que le vendeur n’a pas payé, le transporteur ne pourra pas vous transmettre la « bill of lading » ce qui va devenir très embêtant plus la date d’arrivée du bateau va approcher.

Quelles sont les solutions ?

Exigez simplement avant de passer commande de ne régler le solde de la commande qu’à réception par fax/email de la bill of lading avec la mention « on board » dessus (ce qui signifie que vos produits sont bien sur le bateau). En effet, cela obligera le vendeur à payer les frais FOB s’il veut recevoir votre deuxième règlement.

Une autre solution (si jamais votre fournisseur demande catégoriquement que le solde soit payé en fin de production avant l’embarquement des produits) est de faire confirmer les frais FOB par votre transporteur avant de passer commande et de mentionner dans le contrat que le vendeur réglera ces frais à hauteur d’un certain montant.

Ecrit par Thibaud Rassat

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Contrats, Tampons et Signatures

Beaucoup d’importateurs se posent la question suivante : comment s’assurer que l’on ne se fasse pas avoir lors d’une commande en Chine ?

Avant de rentrer dans le détail, il y a certaines règles auxquelles il ne faut pas déroger.

Contrat ou non, ne jamais transférer de l’argent avant d’avoir reçu ou vu un échantillon au minimum.

Lors d’un virement, toujours s’assurer que celui-ci soit fait sur un compte professionnel.

En Chine les contrats ont une valeur toute relative. Il est clair qu’un fournisseur ne signera que rarement des contrats pour des commandes inferieure à 15 000 USD. Il estime que cela lui prendrait trop de temps et n’apporte pas de véritables garanties.

Si contrat il y a , il faut toujours le détailler au maximum et de préférence en anglais et chinois. Bien préciser aussi qu’en cas de litige la langue qui prévaut est l’anglais. Une fois votre commande finie et avant de virer la somme restante pour libérer la marchandise, assurez vous qu’une tierce partie a vérifiée vos produits. Cela est plus important qu’un contrat !!

La valeur d’une signature sur un contrat.

Celle-ci n’a que très peu de valeur comparée à un tampon. La seule signature qui ait de la valeur sur un contrat est celle du représentant légal de la société (la plupart du temps le patron). Si votre contrat est signé par un commercial cela ne vaut presque rien.

Maintenant il vaut mieux le tampon de la société et pas de signature du représentant légal que l’inverse.

Leurs tampons équivalent à nos signatures au niveau légal.

Le tampon a une valeur légale bien plus importante que la signature. Maintenant il faut bien faire attention à cela aussi. Il arrive aussi qu’une société, pour éviter les ennuis potentiels, utilise un tampon d’une ancienne société afin qu’ils ne puissent pas être poursuivi en cas de litige.

Donc pour résumer les précautions de bases sont :
- contrat en anglais et chinois
- tampon de la société
- signature du représentant légal.

Même si le fournisseur est réticent à faire cela, ne lâchez pas car même si la valeur du contrat est relative, il sentira votre professionnalisme et réfléchira à deux fois avant d’essayer de vous tromper, si telle est son intention de base.

Maintenant la plus grande sécurité de toute est d’envoyer une tierce partie faire un contrôle avant l’envoi des marchandises.

Car si vous rencontrez un problème une fois vos produits livrés dans votre entrepôt, vous allez devoir faire appel à un avocat spécialisé en droit international et le coût sera conséquent (sans compter la perte au niveau de la marchandise).

Il est toujours mieux et moins onéreux de relever les problèmes dans l’usine en Chine plutôt qu’une fois chez vous.

Pour acheter en sécurité, faites vous accompagner !!

Ecrit par Etienne Meyer

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Les défauts possibles sur une production de clés usb

ref48bUne des clés pour réussir votre importation est d’anticiper les défauts qui pourraient surgir lors de la fabrication de vos produits.

Et bien pour une clé usb, c’est la même chose. Plus vous comprendrez les étapes de production d’une usine plus vous serez capables d’éviter les mauvais fournisseurs et de prévenir les défauts de production.

Tout d’abord, il faut savoir qu’une clé usb est composée d’un connecteur USB, un contrôleur (sorte de mini programme qui assure les flux de données et les archives), de mémoire flash (le fameux « chip ») et la coque qui contient le tout. Il y a quelques autres petits accessoires mais moins sensibles au niveau de la production.

Le défaut le plus classique sur une clé usb va être la tromperie sur le niveau réel de mémoire de la clé. Je m’explique :

Vous achetez une clé 4 Go et vous vous attendez bien sûr à recevoir une clé 4 Go. La première chose à savoir c’est que vous n’aurez jamais exactement 4 Go. Cela est du au fait que la quantité d’informations effectivement transmise est toujours strictement inférieure à la quantité maximale théorique. Ne soyons donc pas surpris si votre clé fait 3.8 Go, capacité qui est « un standard acceptable »

Il est donc important de demander à votre fournisseur avant de passer commande quel niveau de mémoire réel vous aurez finalement sur vos clés.

La principale arnaque des fournisseurs chinois sur la mémoire va être celle de trafiquer le contrôleur pour qu’il indique 3.8 Go alors qu’en fait vous aurez l’impossibilité de mettre autant d’informations sur la clé. Si vous achetez à distance et que vous ne prévoyez aucun contrôle des clés, c’est le risque principal auquel vous serez confronté.

La deuxième difficulté lors d’une commande de clés usb va être de s’assurer que l’impression réalisée par votre fournisseur corresponde au fichier d’impression (privilégiez un format .ai) que vous lui avez envoyé et que les codes pantones soient bien respectés. En effet, en fonction du matériau sur lequel l’impression va se faire, la couleur utilisée va varier très légèrement ce qui peut parfois énerver et rendre compliquée la validation de la commande.

Pour éviter cet écueil,  une solution est de faire valider dans un premier temps un BAT en 3D (cela vous permettra de voir si le fournisseur a bien compris votre demande) et de valider ensuite un BAT réel (un échantillon que vous recevez chez vous).

Ce n’est seulement après la validation de ces deux étapes que vous aurez de bonnes chances d’avoir une production de qualité.

Ecrit par Thibaud Rassat

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Contrôle lors du chargement de votre container

Alors que le contrôle qualité de fin de production reste le plus populaire chez les importateurs, il y en a un qui reste méconnu et qui pourtant permets d’éviter de nombreux soucis, il s’agit de l’inspection faite lors du chargement de vos cartons dans le container.

En effet, cette inspection va vous permettre de procéder à une dernière vérification avant le départ de vos produits de l’usine et ainsi être bien certain de ce qui vous sera livré. Voici les avantages que nous pouvons mettre en avant :
- Contrôler que le nombre de cartons que votre fournisseur vous a indiqué correspond bien à ce qui va être chargé et donc qu’il n’y a pas eu « d’oubli ». Si la production et les échanges avec votre fournisseur n’ont pas toujours été facile, cela vous permettra d’effacer vos doutes.
- Vérifier que les shipping marks ont bien été mis (dans le cas où ils n’étaient pas prêts lors du contrôle de fin de production).
- Vérifier que le temps écoulé entre le contrôle de fin de production et cette inspection n’a pas abîmé les cartons (humidité, chute de cartons, cartons ouverts etc) et ainsi faire des « réparations » de dernière minute ou des changements de cartons.
- Examiner l’état du container. Vos produits vont passer plusieurs semaines à l’intérieur donc il est important de s’assurer que celui-ci est bien étanche, propre et ferme convenablement. Il n’y a rien de pire que de se retrouver à l’arrivée avec des cartons abîmés à cause d’un container défectueux.
- Jeter un oeil une dernière fois dans les cartons pour voir si votre produit est complet et qu’aucune pièce ne manque. Si certaines remarques faites pendant l’inspection de fin de production ont amenées à des modifications alors c’est le moment pour vérifier cela (ne croyez jamais votre fournisseur sur parole).

De manière générale tout inspection est utile et vous permets de mieux savoir ce qu’il se passe dans l’usine et donc de pouvoir demander des améliorations si besoin. Donc si vous le pouvez, n’oubliez pas cette inspection !

Ecrit par Thibaud Rassat

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